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Palabres impulsifs.

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le 08/08/2009 à 03h39


A force d'être hors de l'espace, je me perds hors du temps. Je me perds dans les couloirs de ma tête. On change vite. Ma fleur de peau était écorcée, mais elle a déjà fané, si peu de temps après avoir éclos, si peu. De me dire que j'ai réussi à atteindre cet endroit, que je croyais intouchable, insaisissable, impalpable, les limites sont posées. J'ai presque atteint le bout, et ce n'est pas si loin. Qu'est-ce que je ferai après? J'espère que je mettrai trop de temps, et que jamais je n'en aurai marre. C'est à la fois trop grand et trop petit. Zhe shi you ta you xiao. J'ai l'impression de n'être jamais au 0 pointé, jamais je ne pourrai le trouver. et pourtant, dans toutes ces possibilités, il est forcément quelque part, isn't he?




 

Souffle, souffle.

le 18/06/2008 à 21h23



Elle m'a tendu ses bras, je n'ai pas compris. Je ne les revoyais que pour ces grands gestes furieux qu'elle faisait, à cette époque où je la voyais encore si grande. Et dire qu'aujourd'hui c'est son anniversaire, je pourrais au moins lui accorder ce câlin qu'elle me demande? ou non, peut-être que je ne peux pas.




 

 

Vodkananas.

le 08/06/2008 à 13h23

 




 


«-Salope!.. Ah... J'te vois en double.

-On est pas deux salopes!

-J'te vois avec quatre yeux.

-J'suis pas une salope à quatre yeux!»


«Allô? t'as vu ya du soleil?»




 


Bitchmotherrfuckersucker de temps de chiotte!

Solution aqueuse.

le 07/06/2008 à 18h43



 

«Mon diagnotic est agnostic

Je dégranule comme un basophile

Je garde ta mémoire comme l'eau celle de la dernière molécule d'une dilution à 120 de l'Igh

Je suis cette dernière molécule

Je suis le basophile enchanté qui dégringole

Je suis l'eau qui garde ta mémoire



Comment une femme peut redevenir violemment désirable au-delà de la rupture, ceci reste un mystère. Sinon par le désie d'immortaliser la rupture. Certains ont peut-être le même éblouissement rétrospectif devant leur propre corps, au moment de le quitter.


Dans la lueur des phares, une foule dense, immense, enveloppée par la brume qui monte de l'océan, une simagrée de corps et de visages. Les hommes tapis loin de la chaleur refont surface dans la nuit qui tombe, autour de chapelets de poules égorgées, de tripes fumantes, de feux de charbon de bois. Deux femmes en haut de la dune font de la danse du ventre, pour appeler au circuit de la mort. Pas de lumière artificielle, une agitation silencieuse.


Se justifier d'un contresens ou d'un malentendu théorique est sans espoir, comme dans l'histoire de la tartine: Sarah vient voir le rabbin et lui dit: Oh miracle! Ce matin, j'ai laissé tomber ma tartine, et elle n'est pas tombée du côté du beurre! Le rabbin lui répond: Ma petite Sarah, c'est que tu l'avais beurrée du mauvais côté.»

 




 

Cool memories, Fragments - Jean Baudrillart



 




 

Les portières claquèrent en cascade, les unes après les autres. Trois petites silhouettes serrées dans la Peugeot qui toussotait sur le bitume imbibé, floutées par les stries de buées qui couraient sur les vitres. Le silence lui-même semblait mouillé et grisonnant, lourd de larmes et grondant d'orage. Elle le brisait régulièrement d'une voix tristement enjouée, désespérément naturelle et, forcément, ensoleillée. La petite voiture tournait de quartiers en quartiers, errait le long des avenues, se perdant à chaque carrefour un peu plus. Elle, elle regardait les gouttes de pluie rondes, obèses, couler en couinant, crissant, suitant sur sa joue vitre.


Regarder le sol humblement. Conduire un bus vide. Se désillusionner.


«C'est pas parc'qu'on s'appelle Bernard qu'on est les mêmes.»



«comment tu fais pour être aussi équilibrée?»

 

 

 

 

 

 

Je suis obligatoire.

le 20/05/2008 à 19h23

 




 avenir avenir, toi qui me tiens. malgré moi je suis tienne, par ta force tu m'as. je ne suis que ton moyen, tu es mon seul chemin! avons nous vraiment le choix, où tout cela est-il écrit? pique-moi de tes épines, je veux que tout ça soit bien là, bien là, que je sache que ce n'est pas que coma. que je décide de mes pas. que non la vie c'est pas comme le lsd, que non je n'en suis pas droguée. dis moi que tu n'es que guide, que je suis moi.

 


passé passé, par dessus mon épaule je t'aperçois, du coin de mon oeil je te devine. les autres, cet Enfer qui me contourne, me starrt, aux rayons X m'analyse, transperçants transperçants.vas-tu te cacher, reste avec moi ici en mon sein, je te veux opur toujours, déjà tu t'effrites comme ces miettes d'instants.


présent trop palpable ou présent éphémère. m'expliqueras-tu un jour quel est ce mystère. comment regretter l'instant qui fut présent, et maintenant, et maintenant? tout serait tellement plus simple, va-t-en, prends moi. toi me laisses tu le choix, trop tard tu es là, me laisseras-tu effacer? regrets regrets, ce n'est plus à toi d'y penser.



 

 VIESVIESVIES.

Quelques pêches au fond des poches, un diapason et des notes plein la tête, je trace ma route. de nuit comme de jour, soleil ou gouttes de pluie; un lacet pour seul bijou et des murs pour carnets.

Beuveries d'oublier.*

le 20/04/2008 à 11h40

 



 

 Une nuit de pleine lune - ce genre de coïncidences cinéma, limite too much. Une nuit de pleine lune à boire et à fumer. Un vent de printemps. Pas une brise printanière, non; un vrai vent de printemps, ce vent frais qui pousse ma frange dans mes yeux et fait valser les volutes de cigarette dans lair du temps. Valser dans la nuit, quelle chance elles ont. Rejoindre cette lune qui éclaire les nuages et mon visage, nos visges, tous autant que nous sommes, aucun de nous n'y échappera. tous dans le même sac - il y avai le sac des quadrilatères, scandait un cartain loup-garou (ils sortent les nuits d'ailleurs, non?). Maintenant ce grand sac de toile épaisse et rance au travers duquel on ne peut voir. Qui en détient la ficelle? Ce noeud opaque?

Une nuit claire et fade. Pas une ride à la surface de l'eau, et pourtant je sens déjà que je me fane, moi :ne voyez-vous donc pas mon coeur qui se flétrit, qui se creuse de sillons infinis? La pierre est dure et froide à travers mon jean usé, comme ce monde à travers mes yeux déjà trop vieux. Gens, gens. Gens, mentez-moi, racontez-moi des histoires insensées, des romans romanesque, fabules sur des fables fabuleuses; parlez-moi.

«Excusez-moi, pourriez-vous m'indiquer le sens de la vie s'il vous plaît?»

Les gens sont soûls, à cette heure du matin; ils sont nus, mais ils ne le savent pas. Je lis en eux comme une Esmeralda et plus rien n'a d'importance que ce monde. «Il faut savoir s'entourer. Être compris... Se persuader que tout ça n'est pas vain. Cette cendre cette fumée.» Seuls les chants du vent, seuls les choeurs du feuillage ont tenté de me répondre. Mais ils ne pouvaient pas - ne pouvaient pas assouvir mes questions...

Et puis cette obsession des Autres. «Pas besoin de gril; l'Enfer, c'est les Autres.» disait l'Autre justement. Diable. Je suis ou je ne suis pas, les Autres viendront ou ne viendront pas, et malgré moi je suis humaine, malgré moi, je ne peux me défaire de cela, je ne peux me défaire de moi..

Lettreéparsespourunepensée.bouteilleséparsespourunesoirée.Qu'est-cequetoutcela?Unmonde?



Just... waitin'?.

 




 


..My soul, maybe?


 




 




Alors, Jésus se leva au milieu de ses disciples. Il prit la Pêche, la rompit, et la donna à ses disciples en disant: «Prenez, et gardez-en tous. Ceci est la Pêche, livrée pour vous.» Et depuis, les disciples, ben ils gardent la pêche quoi.


Le soleil se lève, ou pas. Quand il est là, j'en bois à grandes goulées puis jfais tourner. Profiter de chaque minute, de chaque seconde, de chaque instant. Impression de bientôt. S'engouffrer dans cette nuit dont je suis amoureuse. Poser des questions à des bouteilles, se comprendre, ou pas. Gaffe, je vire vraiment panneau solaire -mais à la rigueur je parche aussi à la Lune.


*


«_Par exemple: Tu connais quoi du monde en fait?


_Bin, ça va quoi pas mal..


_T'es né où?


_Ici, toujours.


_Ouais, donc voilà, trop bien quoi. Tu connais Grenoble de fond en comble, de Saint-Nazaire-Les-Eymes à Saint-Pancrasse-En-Chartreuse...


_Euh, nan même pas..


_Ouais, bin voilà quoi. J'me comprends.»


*



«_Être tout seul, tout seul tu vois, seulseulseul au milieu de 6 milliards d'humains?..


_6, t'es sur?..


_Oké, presque 7 bientôt avec ces Chinois.»


*


«_P'pa?


_Humm?


_T'es heureux?


_... J'ai.. Disons qu'j'ai pas le droit de me plaindre.


_[...]


_T'as vraiment les lobes d'oreilles super longs, toi, pour ton âge.»


*


«Rassure-moi: C'est moi, ou les gens sont vraiment fous?»


Faites de moi une femme du voyage.




 


Mix de morceaux de vies.

I'm just waiting for the sun.*

le 23/03/2008 à 20h38



 


Cette impression qu'on passe, qu'on gâche sa vie à s'attendre! Se chercher! Se mentir!? Sur qui compter? Soi (et encore). Toute une succession de hasards, ces grandes questions, ce grand comment, cet immense pourquoi. Le temps passe. On regarde plus loin, parce que c'est le plus simple. Ne pas jouer avec le feu. Pas de ces questions-là. Quelqu'un aurait un dictionnaire Sofa-Société?



Tulipes figées dans leurs gangues de gel, bourgeons frissonnants sous leurs duvets neigeux. Flocons dans les cils, pensées envolées au fil... (attention, sous haute tension.)

 MerdeMerdeMerde, mais qu'est-ce qu'on fout là? ViensViensViens, viens on s'en va, se trouver an old magic bus au fin fond de l'Alaska.




 


GET DOOOWN GET DOWWWN*

le 07/03/2008 à 19h07



Plus besoin de rien? Qui derrière ces masques? Néant? Sourires? Pourriture cachée sous les pierres?

Dimanche ensoleillé, est-ce tout ce qu'il me faut.

Elle était là juste à côté de moi, avec ce parfum qui devait me rester longtemps dans la tête. Le carrelage était froid, le carrelage était dur, mais bon de toutes manières on était des passages piétons alors à quoi bon?

Avancer à petits pas, à petits coups de GET DOOOWN GET DOWWWN etpuis pourquoi pas de Wisky.. et fais gaffe à mon keffier, en attendant que. :)

 



 

thatwasn't whatIwaswaitingfor*

le 04/03/2008 à 17h36




 

 

 

 


Je ne sors que pour aller jusqu'à la pharmacie, elle sera la seule à voir mes cernes de malade et au moins elle ne m'emmerdera pas, voyons le positif.? Le soleil était doux, les sommets blancs scintillaient et je roulais sans les mains, j'avais.. confiance.? et au retour j'avais soudain remarqué toutes ces couleurs, santi ces odeurs explosives, je m'étais penchée sur mon guidon pour freiner et la brise en avait profité pour s'engouffer dans mon décolleté, ma chaîne se balançait, ding dong, comme un pendule hypnotisant les nuages.? et puis déjà au lendemain je laisse à nouveau ma peau sur le guidon trop froid, enfin c'était ma manière d'exister non? non? clara conclurait que non. mais moi.? moi j'emprunte des petits lambeaux à tous et à chacun et je prétends que c'est moi ce patchwork infâme.? Meetic, Cum et be2 se déchaînent dans ma barre des tâches.? Je n'ai pas de place, je n'ai pas de place; ?! Je préfère me faire... me taire.?


soyons heureux



 



PS: pourquoi le temps passe-t-il si lentement quand on est seul?. j'avais.. oui j'avais oublié, tu m'avais fait oublier ça.

 


i'veaskedaquestionidiot*

le 03/03/2008 à 15h16



Am I anyone?

 



 

PS: «anything» is available to


 

 

Rose fanée.*

le 15/02/2008 à 19h30



Le soir arrive; moi après lui. J'ouvre les volets par automatisme, les referme tout juste après en voyant la noirceur de la nuit qui déjà brouille le paysage de ses volutes, comme si le monde s'évanouissait, juste pour moi, et pas le contraire. La maison aura comme cligné des yeux, aura soulevé ses paupières et regardé ce qui l'entourait, puis décrété que rien n'en valait la peine; elle les clot à nouveau. [...] Je dépoussière de vieilles étagères, je regarde de vieux albums photos, je relis de vieilles lettres; je réveille de vieux souvenirs, et toute la nostalgie -ou la mélancolie, je ne sais pas- qui va avec. Je profite du soleil encore un peu chancelant sur ses petits rayons, il tremblote, vacille; je le soutiens.. ou il me soutient? Trois accords de guitare et une voix un peu traînante suffisent à me faire sursauter dans le bus, je lève mes yeux cernés brouillés comme des oeufs et tout le monde me regarde, j'ai le bras trop petit pour le carton et les cheveux coupés -comme par un camé, je sais. Je veux partir loinloinloin pour longtempslongtempslongtemps, je veux du temps pour tout apprendre, tout savoir, tout pouvoir. J'ai les yeux qui papillonnent, les mains qui tremblent, le coeur qui dégringole. Je fais sécher ma rose entre deux partitions vieillies. Je veux me déguiser en Sagesse demain mais ça ne serait pas crédible..

Comprendras-tu, comprendrez-vous?..



Mon Dieu pardonnez-moi.

 

Effluves éloquentes.*

le 16/01/2008 à 14h52



«Le Zahir tout-puissant semblait naître avec chaque être humain et acquérir toute sa force au cours de l'enfance, imposant ses règles, qui dès lors seraient toujours respectées:

Les gens différents sont dangereux, ils appartiennent à une autre tribu, ils veulent nos terres et nos femmes.

Nous devons nous marier, avoir des enfants, reproduire l'espèce.

L'amour est petit, il n'y en a que pour un ou une, et attention! toute tentative pour dire que le coeur est plus grand que cela est considérée comme maudite.

Quand nous nous marions, nous sommes autorisés à prendre possession du corps et de l'âme de l'autre.

Nous devons faire un travail que nous détestons, parce que nous faisons partie d'une société organisée, et si tout le monde faisait ce qu'il aime, plus rien de marcherait droit.

Nous devons acheter des bijoux - cela nous identifie à notre tribu, de même que le piercing permet de reconnaître une tribu différente.

Nous devons être amusants et traiter avec ironie les gens qui expriment leurs sentiments - il est dangereux pour la tribu de laisser l'un de ses membres montrer ce qu'il ressent. Il faut éviter au maximum de dire non, car on nous aime davantage quand nous disons oui - et cela nous permet de survivre en terrain hostile.

Ce que les autres pensent est plus important que ce que nous ressentons.

Ne faites jamais de scandale, cela peut attirer l'attention d'une tribu ennemie. Si vous vous comportez différemment, vous serez expulsé de la tribu, car vous pourriez contaminer les autres et désintégrer ce qu'il a été si difficile d'organiser.

Nous devons nous demander comment vivre dans les nouvelles cavernes, et si nous ne savons pas très bien, nous appelons un décorateur, qui fera de son mieux pour montrer aux autres que nous avons bon goût.

Nous devons manger trois fois par jour, même sans faim; nous devons jeûner quand nous sortons des canons de beauté,même si nous sommes affamés.

Nous devons nous habiller à la mode, faire l'amour avec ou sans envie, tuer au nom des frontières, désirer que le temps passe rapidement et que la retraite vienne vite, élire des politiciens, nous plaindre du coup de la vie, changer de coiffure, maudire ceux qui sont différents, aller à un culte religieux le dimanche, ou le samedi, ou le vendredi, cela dépend de la religion, et là demander pardon pour nos péchés, être remplis d'orgueil parce que nous connaissons la vérité et mépriser l'autre tribu qui adore un faux dieu.

Les enfants doivent nous suivre, car nous sommes plus vieux et nous connaissons le monde.

Ils doivent toujours avoir un diplôme de faculté, même s'ils ne trouveront jamais un emploi dans le domaine professionnel qu'on les a obligés à choisir.

Étudier des choses qui ne leur serviront jamais, mais dont quelqu'un a dit qu'il était important de les connaître: l'algèbre, la trigonométrie, le code d'Hammourabi.

Ne jamais attrister leurs parents, même si cela signifie renoncer à tout ce qui leur fait plaisir.

Écouter de la musique bas, parler bas, pleurer en cachette, parce que je suis le tout-puissant Zahir, celui qui a dicté les règles du jeu, la distance entre les rails, l'idée de la réussite, la manière d'aimer, l'importance des récompenses.»

Paul Coelho, Le Zahir.

 




 

 


Main dans les cheveux.*

le 06/01/2008 à 19h09

 




 

On discutait, comme ça, en phrases décousues, sous le soleil d'hiver du Languedoc, doux, entre jaune très très pâle et blanc. Il disparaissait tôt dans l'après-midi derrière les versants, il fallait profiter. A vrai dire, on ne se connaissait que depuis .. allez, 10 bonnes minutes?, je ne sais pas, mais j'avais déjà l'impression de te connaître, de jenesais où de jenesaisquand. Tu me racontais ta vie,  je t'esquissais la mienne. Tu avais bien vécu déjà, mais tu n'étais pas de ces vieillards aigris qui ne se sont jamais contentés de ce qui leur a été donné; tu n'étais pas pour autant comme ces mémés maquillées comme des p****, à embrasser les gens sans occasions juste pour faire sentir leur parfum qui empeste l'excès ou à sourire sans arrêt juste pour oublier tout ce qui avait été nuageux dans leurs vies. Non, toi tu assumais tout d'un bout à l'autre; et, encore mieux que d'assumer, tu me racontais. Tu contais plus que tu ne racontais, ajoutais des anecdotes qui me faisaient sourire et plisser les yeux, et vu qu'ils sont déjà petits on ne les voyait presque plus, disais-tu, tu te moquais de moi. Peut-être que tu les inventais, ces anecdotes, peut-être que tu les exagérais ou les enjolivais juste un peu, comme ça, comme on fait pour mettre de l'ambiance autour d'une tablée, dans ces moment où on s'en fout que ce soit vrai.




«-Et toi, alors, tu veux faire quoi plus tard? Il paraît que c'est la question à la mode, alors même si tu viens à peine de descendre de la voiture et que je te connais pas le moins du monde, je te la pose. J'suis tendance, tu vois, comme on dit.»


Il me plaisait déjà.


«-Mmmh.. Ben, pour répondre encore plus trendy, je voudrais bien t'assurer que je vais faire S, que ça ouvre plus de débouchés alors qu'un bac L ça ne mène nulle part.. Je voudrais bien.»


Silence.


«-Bon, ben alors vas-y, sacrebleu! Quand on veut on peut. Tu veux vraiment être trendy?


-Ben nan, c'est ça le problème. Être trendy je m'en torche le cul, je veux juste savoir ce qui est pour moi. Et me dis pas que quand on veut on peut! Je peux, mais je veux pas regretter, et "Quand on veut pas on peut pas", ça marche pas, je t'assure.


-Ah, mais ça a même pas 15 piges et ça m'assure des trucs! Non mais!.. Bah tu vois, le truc à faire c'est de naître au bon moment, ou alors de re calculer à la limite si t'es pas trop loin: Moi, j'ai passé mon bac en 68, la bonne année! Eh ouais, eh ouais, c'est bien ce que tu penses, ce bac qui vaut rien, ce bac cadeau, ce bac gratuit. Le calcul ma vieille!..


-Ah, mais ça pourrait être mon grand-père et ça m'appelle ma vieille! Non mais!..»


Il sourit. 




 

God Jul.*

le 25/12/2007 à 20h08



 «Les voyages forment la jeunesse», combien de fois me l'a-t-on répété?.. Je suis bien d'accord et j'estime ma chance. C'est à force de découvrir d'autres habitudes, d'apprendre de nouvelles cultures, d'observer de nouveaux visages que l'on comprend les choses - des choses, au moins. Que l'on se pose certaines questions aussi..


Une ville froide, plongée dans la nuit depuis 15 heures déjà. Quelques visages souriants dans les souvenirs douillets qui restent au fond de l'estomac, bien au chaud. Des rues totalement désertes à 20 heures. Des décorations de Noël à toutes les fenêtres, nos pas qui résonnent avec nos rires dans les ruelles aux noms pleins d'accents étranges.


Et puis, un parc, une grille qui grince un peu. De la terre dure et froide, des dalles incrustées dedans; plus dures et plus froides encore. Des pierres tombale qui s'étendent jusque loin, et surtout des bougies sur chacune d'elles, petites âmes vacillantes, veilleuses soumises aux assauts du vent du Grand Nord, libellules éparses dérisoirement protégées par quelque mince papier crépon. Le parc se transforme en labyrinthe dont les repères seraient un arc-en-ciel de regards colorés; enchevêtrement de vies disséminées qui défilent sous mes yeux et sous mes pas crissants de brins d'herbe dans leurs gangues de gel; et dont le donjon serait cette belle église massive, campée sur ses ailes, dominant de toute la hauteur de son clocher la terre valonnée. Le reste du monde, entier, s'est évaporé devant la beauté de cet endroit qui prend toute place; il est resté derrière la grille, tente de la franchir mais le sortilège qui protège cet ici est trop fort. Il s'échine mais se courbe sous ce vent de quiétude qui souffle là. Tout n'est plus rien, tout, plus rien, mais tout rerend consistance dès le portail à nouvea franchi. Tout ressurgit; effarouchées, envolées, à jamais égarées ces pensées éphémères arrivées là juste par le hasard des circonstances, au détour des méandres de l'esprit où elles sont retournées se tapir. On se retrouve dans un quartier de poupées: bois peint de tons plus ou moins clairs, fenêtres basses aux volets percés d'un coeur, oui, comme ceux de la maison des Ours de Boucle d'Or, oui, tentures inconsistantes et colorées, gouttières un peu tordues, escaliers de pierre lourde taillée. Trois marches comme celles-ci nous mènent à un point de vue du port, «là où la Mer Baltique prend possession des îlots de Stockholm comme autant de promesse à l'avenir». Je pense trop à mes livres, j'y suis constamment plongée; j'aurais voulue être là aux débuts, au tout début de l'histoire de la littérature, pour être dans les temps. Maintenant, pour rattraper mon retard, j'en chie. Je pense à mille choses, penchée sur la rambarde au-dessus d'une falaise qui plonge à pic dans l'eau noire. Des cascades figées de glace la dévalent sans mouvement, la hérissent de stalactites coupantes où se reflètent les phares des voitures en contrebas. Un petit îlot solitaire a été oublié entre les deux rives, et le minuscule phare qui y clignote accentue encore son abandon dans l'obscurité de l'eau et de la nuit. comme en un cri de désespoir, intermittent.




 

 

 

 



Les nuages gris ne pèsent pas autant que les heures passées. Dimanche matin pluvieux au parc Paul Mistral = coureurs essouflés, cuissens et cheveux mouillés, froid aux doigts et aux pieuds. Dimanche matin du  Décembre = sourire aux lèvres et baume au coeur. (Et, occasionnellement, moqueries le lendemain. Je t'aime.)

*

Le cou renversé, je regarde l'oeil mauve du ciel qui me surplombe de toute sa profondeur. Le casque flanqué sur le crâne comme toujours, les cheveux trmpés comme les blés après la tempête, je ne perçois plus rien. Tout a disparu, tout s'est évaporé sauf ce trop-plein d'eau que la terre n'arrive plus absorber. La musique égrène quelques accords sur un fond de bruit de bruine; je crois qu'ils auraient pu s'en passer en cette soirée pluvieuse. Je me croirais en plein dans un film, ou plutôt dans ce concept qu'est un film, mais sans personne, sans cameraman ni réalisateur, sans metteur en scène ni maquilleurs. Je chantonne sans complexe de ma voix enrouée, je ne m'entends plus, je vacille du haut du trottoir. Les rues sont désertes, et l'expression «pas un chat» serait appropriée; ils sont les derniers à sortir lorsque les gouttières voient passer autant de m³ à la minute.  J'éteinds la musique et retire les chaussures, mets le manteau à sécher et les chaussettes à laver; et vais m'occuper du mien (de chat), un peu, même si je devrais réviser les verbes de modalité.



1. Arrêter de vivre dans les films.



Dans mes rêves.*

le 06/12/2007 à 19h49


Je rêve. Il me mord l'oreille. Flore fait «BROUBROUBROU» avec moi en mordant dans un cookie. Son [H]Luy n'est pas bien loin, je le connais pas mais je l'imagine, petit Viet bourré qui se prend pour un nem enroulé dans une couette. Clarar fait le petit chat et se blottit dans mon cou, et l'instant d'après elle me crie «NAAAARNIN ET TA MÉMOIRE, ELLE EST PASSÉE OÙ?». Magalie me regarde d'un air mi-désapprobateur, mi-supérieur, et dit «Ah mais quelle nulle cette Sophie, je la déteste». Hélène me fait son «Mouaaaiis» trop caractéristique, mains dans les poches et appareil autour de la nuque sur fond de Paul Mistral.  Violaine me glisse un petit mot dans un Daim® en riant sans bruit comme elle fait si bien. Maria-Giulia, je l'imagine dans sa petite chambre oxfordienne, en train d'asperger de parfum ma carte postale et de faire un clin d'oeil à un coicé d'Anglais qui passe dans le couloir. Estelle n'est jamais loin, enfin là si, elle est adossée à la fenêtre du train et admire le paysage. Camille m'assure que, bon, elle le vit plutôt bien. Laetitia me chuchote que «La prof d'allemand, elle est trop bizarre». Valentine s'embrouille en parlant de Pierrots ou de Valentins, Hélo à côté d'elle se retourne quand on l'appelle Minnie. Charlotte a échangé de manteau avec la seconde et rigole souvent, elle me parle de vélos et moi je nous revois avec nos dents de lait. Il y en a foule qui reviennent, toute la liste dans l'ordre alphabétique, je ne m'en souviens pas bien...
MarineSarahBenjaminCamilleClémenceHéloïseViolaineMichaelArthurSophieCélineLaureLaurisMaurizioTristanChristelle
AnneliseLaetitiaLennartCharlotte. Un truc du genre. Mon portable vibre et je sursaute, je le fais tomber et ma maman apparaît sourcils froncés dès que j'ouvre le clapet avec les lèvres, je suis à bicyclette et mes goufles glissent sur le plastique. J'ai des sms bizarres et je tourne la tête, je reconnais Stephen&Thibault avec leurs «C'est toi le». J'entends des bruits de skate qui sortent d'un Spar®. Je suis trop petite pour ouvrir les portes coulissantes, je saute je saute rien n'y fait. Finalement Il arrive par-derrière me met ses mains trop froides dans le cou, tellement plus grand que moi -ce n'est pas dur- et elles libèrent du soleil, trop -ou pas assez. Dans un coin il y a mon petit papa chinois et mes soeurs qui rigolent avec Andy et Kenny, un donut à la main, et Lily et Sylvie qui comparent leurs bras en riant aux éclats. Tout ça sur fond de Bois Français, Rolling Stones, ou Docteur martin, Little Love.

 




Sophlorever, 25:78, sous l'arbre à Pêches.

 


Inachevés, ou sans fin?.*

le 26/11/2007 à 19h57

2 mois.*




Les néons clignotent et papillonent dans un vacarme de lucioles. La main encore posée sur l'interrupteur passablement vieilli, elle les regarde s'allumer, s'éteindre, cacophonie de lueurs éblouissantes, ballet à la chorégraphie imprudente. Allumé, éteint, sans prendre garde aux voisins, tous et chacun se battent dans leur éveillement comme autant de paupières assoupies. Elle attend que tous soient finalement prêts, fins prêts comme vous et vos valises sur le quai de la gare, prêts à partir rouler s'envoler?,

*

Assis dans le tram. Elle à côté, ma petite aussi. Je devrais être un homme.. -comment dit-ton déjà?- ..un homme comblé, voilà. Bon paterfamilias que je suis, voilà mes cours de latin de 4° qui me remontent à la mémoire, je devrais, je devrais. Mais là, là, si là je suis en train de lui prétexter un je-ne-sais-quoi d'obligation pondue au hasard des méandres de mon imagination, alors?.. Alors?.. Alors non. Elle me dit "A tout à l'heure" j'ai envie de lui crier "A jamais"; tout ce qui me retient c'est la petite main qui s'agite en dehors de la poussette, gigotement trop éloquent pour passer inaperçu, coeur pur qui seul peut émouvoir un coeur perdu..

*

Gling gling, la guitare chantait toute seule sous mon bras et les assauts du vent. La crampe se faisait déjà sentir, ouilleouilleouille, mais l'autre main tenait pain, contrôlait direction, assurait freins. Mhm, mes nouveaux gants, plus de brise glaciale ni de doigts qui collent au guidon. J'ai encore trop de résidus de n'importe quoi , trop d'idées farfelues, trop de projets fous qui me traînent au fond du crâne, voyez-par vous même, je vous ouvre, visite guidée peut-être vous en aurez besoin. J'ai besoin de tracer ma vie à la mine de plomb sur papier Canson, de le froisser après.

*

On devrait encore croire au Père Noël. Encore se permettre des voeux imbéciles. Encore être sous le charme des guirlandes, encore rire à voir son reflet déformé par une boule de sapin. Vive la Place VH en décembre, elle illumera tous mes matins (pourtant dieu sait qu'ils sont laborieux).

 



 

Goodbye Philadelphia... Ma famille sous les pins.




 


De toutes façon, rien tout seul, ça reste rien. Ça restera rien et l'on n'y verra toujours comme à travers, je sais pas moi, mes lunettes quand j'égoutte les pâtes dans l'évier ou bien le haut de la vitre de chez Clarar qui se couvre de buée en une seconde et demie, Maggie Joe -prononcez à l'anglaise s'il vous plaît- a compté et il paraît que c'est très poétique. Justement, tiens, il suffit que ce soit ainsi, que ce soit comme c'est, pour que ce ne soit plus rien.. Rien+Rien=Quelque chose, 0+0=1. Aucune logique dans tout ça mais depuis quand il y en a une?.. Un petit rien, ou même un gros, rien que dealer du courrier avec toi, avec nos airs de conspiratrices; Rien que voir le ciel se dégager et les soucis se dissoudre quand tu me hurles un mot magique à l'oreille, tout ça parce que tu ne m'as pas précisé "Écouuuuteuh"; Rien que laisser les souvenirs  affluer, comme les enfants autour du Père Noël de l'école primaire, et les déguster, ces perles du passé, comme eux les papillotes; Rien qu'échanger quelques mots, quelques pages, quelques sourires. Ce n'est rien, comme vous dites.. C'est tout.





 



 


Ils sont là à s'échanger des choses un peu louches, avec ce même air suspicieux qu'ils avaient lorsqu'ils dealaient des feuilles Diddl ou des cartes Pokémon. Ils se frottent les mains ou les cachent au fond des poches, soufflent de la fumée ou de la vapeur, c'est selon. Alors qu'en des temps plus tièdes ils étaient tous agglutinés autour des estrades de bois graffées de partout, ils se blottissent à présent tous sous les préaus, se battant pour un centimètre carré abrité. Des éclats de toux viennent entrecouper les rires ou les querelles, les discussions ou les débats, les mots d'amour ou les injures. La sonnerie les disperse comme une nuée de moineaux, on percevrait presque le soupir partagé de tous les élèves démotivés. Je n'entends encore rien de tout cela. Comme isolée sous une feuille de plastique stérilisée, l'épaisse vitre du tram étouffe la cacophonie. Clac. «Cité internationaleLa journée commence ici.

Elle commence ici, quand je cours dans tes bras. Elle sera encore plus belle que la précédente, puisqu'il y a toi. Elle se finira sûrement au coin de Docteur Martin, sous les regards des habitués du kebab...

 



 

C'est l'époque, ça y est. C'est l'époque du froid aux orteils, des deux couches de chaussettes. Du froid aux doigts aussi, heureusement que tu es là, ça oui. C'est l'époque de (re)devenir des enfants, d'ouvrir de grands yeux émerveillés et ça te fait sourire, de rigoler comme des gamins, c'est l'époque. C'est l'époque d'être trop fatigué, de préparer ses cadeaux, de rêver aux siens. C'est l'époque de manger des marrons chauds en se disputant pour ne pas tenir le cornet mais garder les mains aux chaud. (C'est surtout l'époque de ne trouver rien à raconter et d'écrire comme une Patel, comme vous le voyez, mais chut faut pas le dire.)



 

 

Gazette.*

le 19/10/2007 à 19h09

 




 


Que voulez-vous que je vous dise?...


Que pour moi tout va très bien? Qu'à part le réveil qui sonne quand même trop tôt, les notes qui vous en foutent un coup, les banals déboires qui m'arrivent en tant que banale lycéenne ne parviendront pas à faire retomber le thermomètre du Bonheur?.. Que j'ai le coeur qui fait des bonds très souvent, que même si ça me tuera à force ça ne m'en rend que plus vivante à chaque instant?.. Que chaque jour passe après l'autre, que je vis à cent à l'heure,  que je dévore chaque moment à pleines dents comme je ne l'ai jamais fait?.. Que tout ça c'est grâce à Toi? Je ne vais quand même pas vous dire que j'ai l'impression d'être heureuse, ça ferait peut-être too much. Non?..


Bon, d'accord... Presque tout. Mais ça je ne vais pas vous le dire, sauf si vous vous plantez là devant moi. Je préfère.

 




 





 

 


Ça fait nul d'écrire ça, on me le reprochera je le sais. Mais de toutes manières quoi que vous fassiez, des gens pour critiquer ya même pas besoin de chercher, vous en aurez à la pelle;  même au Paradis yaura des anges pour ricaner de votre auréole mise de travers. Alors à quoi bon? Mieux vaut profiter de ceux qui se soucient d'autre chose que de la blancheur de vos ailes ou du moelleux de votre nuage. Ça fait nul, et ouais.


Ça fait nul de dire que je venais ici pour pleurer comme sur une épaule. Ça fait nul de relire et de voir tant de plaintes. Ça fait nul de se rendre compte qu'une fois que le soleil brille, après tout ici c'est plus sombre et plus rien ne sort comme ça coulait de mes doigts lorsque tout débordait. Ça fait nul, ouais. Dites-le. Mais au moins...


...Quitte à ne plus savoir que dire, je préfère profiter.





 

 

A tour de contrôle.*

le 17/10/2007 à 15h04



Je t'aime - Stop -




*

le 17/10/2007 à 14h55



Ça fait tellement de choses que j'en ai la tête pressurisée, la tête qui tourne et des petites étoiles dans les yeux. J'vous jure.





Un thermos au fond du sac.*

le 30/09/2007 à 11h28



Parce qu'il m'a dit qu'il aimait bien ici.

Parce qu'il m'a dit que ça n'avait pas l'air souriant.

Parce qu'il m'a dit ça, je reviens ici.

Je reviens parler de ce qui me donne des crampes de sourire, à force.

Je reviens parler, parce que je parle toujours trop, je sais.

Je reviens parler de ces deux latcheux heureux chanceux.

Je reviens parler comme une niaise, oui, je sais, j'ai l'air très bête.

Mais il m'a aussi dit qu'on avait l'air bête, amoureux.

Je suis vraiment très très très bête.

Je n'ai même jamais été aussi bête de ma vie.



Faisons demi-tour dans la rue, faisons demi-tour dans nos vies..

 


Bip.

le 23/09/2007 à 17h41


C'est parfois en touillant l'eau des pâtes qui déborde, en se brûlant avec le fer à repasser ou en achetant des tampons, ce genre de choses improbables...

On se voit, on s'exclame, on accourt, on s'embrasse, on se serre, on s'étouffe. On s'asphyxie. Est-ce le seul destin? Est-ce inévitable? Est-ce le seul chemin? Est-ce un système implacable? Est-ce une route impraticable? Je ne veux pas m'y perdre.

Les larmes me montent trop vite au paupières, c'est comme l'alcool au cerveau, est-ce que c'est aussi congénital?.. À voir.

Je déteste ces lendemains de fêtes trop courtes. Ces dimanches matins qui ne riment à rien. Je mets de la musique de nulle part de jamais, et je me plaque les minibaffles contre le ventre, je mange la musique, je suis folle, je suis folle. Je fais des bisous au téléphone qui ne me rendent que plus seule après le Bip du raccrochage. Bip.



 

 

 




 


«- Bon, j'veux pas faire ma rabat-joie, mais ça mène pas à grand-chose tout ça.


-On arrête?..


-J'allais proposer, tiens



[Le blog.]

 

 


 



 

J'ai envie de dire que ce n'est pas ma faute. J'ai envie de dire que moi aussi, je suis pleine de larmes. J'ai envie de dire que parfois elles débordent, mais qu'on les efface du revers de la main. Mais qu'il y a d'autre chose qu'on n'efface pas comme ça; ni à la gomme, qu'on fait des épluchures inutiles; et ni même au Karscher®, je vous jure. J'ai envie que les gens rient encore, j'ai envie que les gens pleurent aussi; j'ai envie d'être quelqu'un, quelqu'un de bien, j'ai envie d'exister dans des regards, j'ai envie de valoir quelque chose, même si ce n'est que 21 centimes, j'ai envie d'avoir des courbatures aux abdos pour des broutilles, j'ai envie d'être niaise, j'ai envie d'être intelligente, j'ai envie d'être regrettée, j'ai envie d'être belle, j'ai envie d'être encore en vacances, j'ai envie d'être mince,  j'ai envie d'être morte, j'ai envie d'être grande, j'ai envie d'être mature,  j'ai envie d'avoir un certain charme, j'ai envie d'être cultivée, j'ai envi d'être douée, j'ai envie d'être oubliée, j'ai envie d'être présente,  j'ai envie d'être aimée, j'ai envie d'être. Tout court.